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Vie de Volontariat

Le futur

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Ferme Touttipakam
     

La grande idéologie des années 60 pour les pays en voie de développement

est de devenir « self sufficient »  pour la production alimentaire.

C’est la fameuse « révolution verte »  qui va commencer (dont on constate, à posteriori, les bienfaits, mais aussi les dégâts, appauvrissement des sols, exode rural accéléré vers les villes...).

 En 1968, le Volontariat a voulu contribuer à cet effort par le projet agricole de Touttipakam (souvent appelé TTK). A cette époque, il a acquis 9 acres (1 acre = 0,43 hectares) de terrains et a pu louer 8 acres au Gouvernement indien qui encourageait cette initiative.

 Ces terres, originellement, étaient très pauvres : terrain raviné, non irrigué, sol fortement alcalin ou ne pouvaient pousser que des filaos , utilisés comme bois pour la cuisine. Les petits paysans des alentours ne pouvaient pas investir dans le forage et l'équipement de puits profonds et étaient à la merci de bonnes ou mauvaises moussons pour obtenir une récolte par an. C'est dans ce contexte que le Volontariat a voulu faire "verdir" la terre et encourager les paysans voisins en les aidant à irriguer leur terre.

 Un travail long et patient a été nécessaire pour aplanir et  fertiliser le sol (apport de sable, fumier, engrais verts, etc.). Le forage de puits à 120 et 160 mètres de profondeur a permis une irrigation régulière. En 1985, à la demande d'une quarantaine de petits paysans voisins, le Volontariat a pu forer et équiper 2 puits supplémentaires grâce à un cofinancement avec la Communauté Européenne, et fournir ainsi à ces paysans une eau à un prix raisonnable.

Mais, en 1987, la situation locale change : le Gouvernement Central décide de réduire les taxes et impôts du Territoire de Pondichéry pour attirer les industriels. La ferme se trouve alors entourée d'usines, souvent polluantes, construites sur des terrains que les paysans se sont empressés de vendre à bon prix.

Aussi, le Volontariat décide de s'agrandir pour maintenir une activité agricole importante dans cette région et éviter une trop importante pollution des sols, de l'air et de l'eau. Actuellement, la surface cultivée est irriguée à l'aide de 2 puits profonds équipés de pompes submersibles.

 Les cultures principales de l'année 1999 ont été le riz, les casurina (ou filaos), l'arachide, le tapioca, la banane, etc. Des plantes médicinales et ornementales ont été plantées sur une petite surface. Cette année, le troupeau a été agrandi en vue d'une petite production laitière et de la fertilisation organique

RIZ

Le riz a été cultivé sur 15 hectares en 1999. La production totale annuelle a été de 34 tonnes. La plus grande part de la production est utilisée pour les repas de midi servis à Oupalam.

CASURINAS (FILAOS)
Ces plantations de petits arbres à croissance rapide représentent près de 10 hectares sur des zones où le sol a une forte salinité. Ils sont âgés de 4 ans et demi et peuvent être exploités comme bois pour la cuisine.
BANANES
La production totale a été d'environ 7 tonnes de bananes vendues dans les restaurants ou données à nos enfants.
ARACHIDES

Les arachides ont été semées comme sous-culture dans les champs de tapioca et de bananes. Cette année, il n'a pas été possible de semer les graines au meilleur moment de la saison en raison d'une mousson tardive.

NOIX DE COCO
Au total, 11 219 noix de coco et 6 737 noix tendres ont été récoltées. Des Keethu (feuilles de cocotier tressées) ont été utilisés à la rénovation des toits des poulaillers.
TAPIOCA
143 kg de tapioca ont été vendus comme légumes et le reste pour en faire de la farine.
BETAIL
Le bétail de la ferme compte une vache, deux veaux et deux boeufs. Le lait est vendu pour le programme des enfants à Oupalam. 570 litres de lait ont été fournis à la cantine de Selva Nilayam l'année dernière.
VOLAILLE

Cette unité a été lancée en 1994 pour fournir de la viande. Neuf poulaillers existent maintenant. 22 863 kg de poulet ont été vendus à Tripti, notre magasin d'Oupalam; 4 500 kg de poulets vivants ont été vendus au marché.

MANGUES
Les trois manguiers de notre ferme ont produit 475 kg de mangues en 1999 (seulement 37 kg en 2000 en raison de la mousson tardive au moment de la floraison). On en a fait de la confiture fournie à la crèche et à l'école maternelle.
PLANTES MEDICINALES
Sur une petite parcelle du jardin, nous cultivons des plantes médicinales dans un but pédagogique : nous les présentons aux enfants lors des camps d'été. Nous voulons développer cet aspect important de la médecine traditionnelle en Inde.
AUTRES ACTIVITES

Notre ferme est un lieu de détente et de découverte pour les enfants ; chaque mercredi, une classe de la crèche ou de l'école maternelle vient profiter de la petite piscine, du terrain de jeu et du jardin.

Cette année encore, les camps d'été pour les enfants se sont déroules dans la bonne humeur avec la coopération des ouvriers agricoles : plus de 450 enfants du Volontariat et d'autres associations se sont succédés pendant le mois de mai.

 

Cette ferme désertique à l'origine

a été transformée en une oasis de verdure.

 
 Pour terminer ce chapitre, précisons que la ferme a bénéficié de l'aide de la Communauté d’Emmaüs de Toulouse en 1978 pour édifier ses bâtiments, puis, rappelons-le, d'un cofinancement de la Communauté Européenne pour le creusement et l'équipement de puits en 1985. Elle est, depuis quelques années, non seulement autosuffisante, mais source de profit.